DORA
S'applique au secteur financier : banques, assurances, sociétés de gestion, prestataires de paiement et leurs prestataires informatiques.
Résilience réglementaire
Deux textes européens imposent désormais à des milliers d'organisations de démontrer qu'elles tiennent face aux incidents. Ils emploient un vocabulaire précis, et chaque terme porte une exigence. Voici les vingt notions qui structurent ces deux cadres, et ce qu'elles demandent concrètement.
S'applique au secteur financier : banques, assurances, sociétés de gestion, prestataires de paiement et leurs prestataires informatiques.
S'applique à dix-huit secteurs définis par ses annexes I et II : énergie, santé, transport, numérique et bien d'autres.
Dix notions
La capacité à tenir et à redémarrer malgré un incident informatique. C'est la finalité du texte.
Le périmètre visé : banques, assurances, sociétés de gestion, prestataires de paiement et assimilés.
Le cadre de gestion des risques informatiques, à documenter et à réviser régulièrement.
Il porte la responsabilité finale et ne peut pas la déléguer.
Les activités dont l'interruption mettrait l'entité en difficulté, et qui déclenchent les exigences renforcées.
Classification selon des critères précis, puis notification à l'autorité.
Tests d'intrusion fondés sur la menace, conduits en conditions réelles, pour les entités les plus significatives.
La gestion du risque fournisseur, assortie de clauses contractuelles obligatoires.
L'inventaire de tous les contrats TIC, à tenir à jour et à transmettre au superviseur.
Les grands fournisseurs, le cloud notamment, supervisés directement au niveau européen.
Dix notions
Les acteurs les plus critiques, soumis à un contrôle a priori.
Des obligations proches, mais un contrôle exercé a posteriori.
Les dix-huit secteurs des annexes I et II : énergie, santé, transport, numérique et autres.
Le socle de l'article 21 : politiques, continuité, chiffrement, contrôle d'accès et davantage.
Couvrir aussi le physique et l'environnemental, pas seulement la menace cyber.
Des mesures adaptées à la taille, à l'exposition et à l'impact potentiel.
Une notification en trois temps : alerte dans les vingt-quatre heures, notification dans les soixante-douze heures, rapport final sous un mois.
La sécurité des fournisseurs et des prestataires directs entre dans le périmètre.
Approbation des mesures, formation obligatoire, mise en cause personnelle possible.
Une autorité nationale, l'ANSSI en France, et des amendes pouvant atteindre dix millions d'euros ou deux pour cent du chiffre d'affaires mondial.
Ce que mesure déjà l'IRO
Ces textes posent des exigences juridiques. L'indice de robustesse organisationnelle mesure des capacités. Les deux se rencontrent sur le même terrain : tenir malgré la perturbation. Voici les recoupements que nous observons, dimension par dimension.
Une réserve, parce qu'elle compte : un diagnostic de robustesse ne vaut pas un audit de conformité et n'engage pas votre conformité à ces textes. Il éclaire les capacités réelles sur lesquelles cette conformité devra s'appuyer, et il révèle les écarts avant que le contrôle ne les révèle.
Le diagnostic mesure huit dimensions et vous rend une cartographie des fragilités, avant qu'un auditeur ou une panne ne s'en charge.